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Mali - une économie à relancer

 

A Bruxelles, se tient, ce mercredi 15 mai, la conférence des donateurs du Mali, co-présidée par les chefs d’Etat français et malien, François Hollande et Dioncounda Traoré, et par le président de l’Union européenne. Lors de cette conférence, le Mali devrait demander de l’aide internationale pour maintenir la paix, organiser l’élection présidentielle en juillet prochain, et, surtout, pour reconstruire et développer le pays.

Par Myriam Berber

Réunir 1,9 milliard d’euros. C’est l’objectif de cette conférence des donateurs à laquelle participent une centaine de pays. «  On est en train de gagner la guerre, maintenant il faut gagner la paix. Pour cela il faut du développement économique », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
Et pour relancer l’économie malienne, le gouvernement de Dioncounda Traoré a présenté, en février dernier, un plan d’actions, pour un coût total de près de 4 milliards d’euros. La moitié de ce plan doit être financée par les ressources nationales. Pour le reste, le gouvernement malien compte sur l’aide de la communauté internationale.

Or et coton, deux produits à l’exportation

En juillet prochain, un nouveau président devrait prendre la tête du pays et d’une économie peu florissante. L’an dernier, le Mali a connu un recul d’1,5% de son PIB, en raison de l’insurrection islamiste dans le nord du pays. Les secteurs les plus touchés ont été la production agricole et le tourisme, notamment l’hôtellerie. Le bâtiment, en raison de la chute des investissements, a été également énormément affecté.
Rappelons-le, l’économie malienne s’appuie essentiellement sur trois richesses : le riz, le coton et l’or. Le Mali est devenu le troisième producteur d’or en Afrique. Le métal jaune est, avec le coton, sa principale source de revenus d’exportation. Globalement, l’or n’a pas été trop touché par la sécession du Nord du pays. Les mines sont, en effet, situées au Sud, hors d’atteinte des opérations militaires.

Explosion démographique

La situation a été plus critique pour les ressources agricoles qui représentent presqu’un quart du produit intérieur brut. La vallée du Niger, l’une des principales régions agricoles du pays, s’est retrouvée au cœur des combats. L’intervention française a bloqué les activités économiques de toute la région. Or, la vallée du Niger produit, à elle seule, près de 20% de la production malienne de riz et 80% du blé malien.
Les experts du Fonds monétaire international annoncent un retour de la croissance à 4% ou 5%. La reprise de l’aide internationale explique ces prévisions optimistes. A condition également que les récoltes agricoles se déroulent dans de bonnes conditions et avec des cours de l’or et du coton qui se maintiennent.
Mais le pays est loin d’être sorti d’affaires. En cause : l’explosion démographique et le chômage massif. Ce sont surtout les jeunes qui sont les plus touchés. Chaque année, près de 300 000 d’entre eux arrivent sur le marché du travail.

Le président par intérim Dioncounda Traoré (ici à Mopti, le 4 mai) plaide, ce mercredi, pour le développement du Mali à Bruxelles.

   
 
 
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