Les danses rituelles du Mali

 


On distingue au Mali les fêtes traditionnelles et populaires, les danses rituelles ou celles réservées aux seuls initiés. La plupart des événements correspondent à une danse particulière. Dans la région de Mopti, on célèbre la pêche collective avec le « Téguéré ». Lorsque l’on fête la fin des récoltes dans ce pays, on danse le « Soumou » ; à cette occasion, les femmes se dessinent divers motifs au henné sur les mains et les pieds. Le « Gomba » quant à lui, est une danse réalisée par les jeunes du village pour marquer la fin des récoltes ; mais aussi lorsqu’une jeune femme doit rejoindre son époux.
La danse des masques est la plus connue au Mali. Le masque couvre la tête du danseur et son costume peut être différent pour un même masque. La danse des masques en pays Bamanan s’exécute au son des tam-tams pour clore la fin des récoltes ; A la tombée de la nuit, garçons et filles dansent énergiquement. En pays Dogon, le danseur a les bras tendus en avant et frappe fort le sol avec ses pieds. Celui qui porte le masque « Kanaga » représentant un oiseau, exprime à travers sa danse une prière adressée au dieu.
Dans la danse rituelle, le porteur du masque se penche afin de diriger la croix de son masque vers le sol. Le but de ce geste est de mettre en contact la terre et le ciel. Le masque protège celui qui le porte et le transforme en un autre être ; il est vêtu d’un costume pour ne pas être reconnu. Dans les rites funéraires de la tribu « Awa », les danseurs de masques se déhanchent sur le toit de la maison de la personne qui est morte ; cette pratique permet de conduire l’âme à la paix éternelle. Enfin, dans les rites funèbres, le masque prend la force vitale qui émane de l’être décédé pour la dominer et la distribuer au profit de la tribu.






   
 
 
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